eve ferreira

Opulence

À partir du sujet du printemps de l’écriture 2020, À table, j’ai en premier abord pensé à un de mes films favoris, La mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos. En effet dans celui-ci une scène, importante, où un garçon mange des spaghettis bolognese.
Tout un rite en découle, liant ce plat au souvenir de son père. Un plat si simple et une mise en scène si éthérée m’a donné envie de travailler ce dernier aspect, en le liant aux recherches sur le vice et la gourmandise
Un péchés propre à l’homme, une appétence insatiable; pour le pouvoir, et la nourriture. Des Hommes riches qui n’en veulent que plus, et les pauvres qui le sont de plus en plus. Cela en devient grotesque. À table, disent-ils, à la même tablé que les plus démunis. Ainsi, deux axes se dessinent, le premier sur l’égo, l’hubris, la déraison; le second sur le gaspillage alimentaire, l’accumulation et la situation politique.
Après dessin de la collection, sélection des 4 silhouettes les plus pertinentes, et essais de moulage



Le résultat, une combinaison aux lignes parfois moulantes comme une seconde peau, parfois évasées, aux formes mouvantes.
Les plis piqués apportent noblesse et cachent un volume important de tissus, comme l’apparence humaine cache une richesse intérieure insoupconnée. Une ceinture souligne la taille,
Une dualité se forme par la présence du violet au côté de noir. Le violet est une couleur forte, spirituelle, de pouvoir et de sérénité.
Un détail doré, les boutons aux poignets.